Présentation

Présentation
Bonjour à toi et bienvenu sur le blog de Nathan. $)
Je me présente: je m'appelle Laure, j'ai 33 ans et je suis la maman d'un rayon de soleil prénommé Nathan.
Nat
han est né le 17 avril 2005. Nous avons découvert sa trisomie 21 à la naissance.
A
9 mois, Nathan est tombé dans un coma et là, nous avons découvert que Nathan serait diabétique à vie (insulino-dépendant Type 1). Il a donc une pompe à insuline sur lui tout le temps.
L
'addition du handicap et de la maladie rend les choses bien difficiles pour lui comme pour nous ses parents.
Nathan progresse a son rythme, il lui faut plus de temps pour acquérir les choses mais le principal n'est-il pas d'y arriver?
D
epuis tout petit, il est suivi par la SESSAD (service d'éducation spécifique et de soin à domicile).
Dep
uis Octobre 2008, Nathan va à l'école de notre commune dans un cycle "ordinaire". Son temps de scolarisation est court puisqu'il ne va à l'école qu'une heure 30 par jour étant donné que nous n'avons pas d'auxiliaire de vie pour un temps plus long! Je me dis que c'est un premier pas en attendant mieux!
A trav
ers ce blog, vous pourrez suivre ses progrès, nos joies, nos peines, nos colères....notre vie de tous les jours.
L
a réalisation de ce blog est pour moi une thérapie. Il permet de m'exprimer... de me libérer. Il nous a même permis de faire des rencontres extraordinaires.
Je
sais que vous êtes déjà ts nombreux à nous êtres fidèles et je vous en remercie.
Bonne visite et n'hésitez pas a laisser des commentaires. 8-p

# Posté le vendredi 06 février 2009 07:35

La NAISSANCE

La NAISSANCE




























Nathan est né le 17 avril 2005. C'était un dimanche, à 11H45.

L'accouchement c'est super bien passé. Le travail avait commencé vers 9 heures... donc très rapide pour un premier.
Nous n'avons pas su le diagnostic de la trisomie dés la naissance. Moi, sa maman, j'ai doutée de la trisomie de mon fils lorsque l'on m'a sortie de la salle d'accouchement pour m'emmener dans ma chambre. J'avais mon nouveau-né dans les bras et en passant sous l'éclairage du couloir ... je l'ai regardé et là, .... je l'ai vu... trisomique. Ce ne pouvait pas être possible : notre premier enfant, personne ne nous a rien dit. Pas nous, pas lui.. Pourquoi? Non, pas possible !!!! Je me suis donc refermée sur moi jusqu'à ce que le pédiatre nous convoque le mardi soit 2 jours plus tard...
On nous annonce: "nous avons un doute de trisomie chez votre enfant !! Ses yeux (obliquité mongoloide des fentes palpébrales), clarté nucale épaisse laissent a supposer que Nathan peut être porteur de la trisomie".

Le monde s'écroule, je suis si tremblante, si effondrée... Je me sens seule, impuissante... Jérôme (le papa) est au travail. Moi, je suis assise au bureau du pédiatre et on m'annonce ça... comme cela ! Comment est-ce possible, j'ai 29 ans, les 3 échographies, la prise de sang, nous sommes en 2005 tout de même. Rien n'a pu être détecté!! J'en veux au monde entier, à la médecine, à lui, à moi..
Un caryotype (étude de la formule chromosomique contenue dans les cellues d'un être vivant) est donc réalisé et résultat dans 48 heures. 48 heures a attendre le "verdict"... c'est inhumain. L'espoir "de la bonne nouvelle", le doute, la peur, l'angoisse, la solitude m'envahissent. Je ne tiens plus, je pleure... je crie... je HURLE !! Je ne comprends plus rien à rien. Je suis perdu. J'ai une telle rage en moi : j'ai envie de tout "pêter"!

54 heures après, le pédiatre nous annonce que notre fils Nathan est bien trisomique 21.

A partir de ce moment commence un grand travail d'acceptation, de deuil de l'enfant "révé".
J'étais tellement mal que j'ai dû être hospitalisée. Cette grave dépression a durée 2 ou 3 mois avant que je puisse enfin l'accepter, aimer mon enfant... J'ai été internée en hôpital psychiatrique ( l'horreur ) et j'ai finie dans une maison de repos près de Royan qui m'a vraiment sortie de là. La sophrologie a été un bon traitement. J'ai été tellement shootée avec tout ce qu'ils m'ont donné. Il fallait que je me reconstruire, fasse le point devant les faits, la réalité. Avec du recul, je me demande comment j'ai pu tomber comme cela, je n'étais plus moi-même...Je me demande aussi comment j'ai pu douter de mon amour pour lui tellement, au jour d'aujourd'hui, il nous comble de bonheur, d'amour, de joie. Sa différence me rend fière: quand les gens se retournent dans la rue pour le regarder... oui, je suis fière de lui. Sa différence me rend plus forte.

Je voudrais remercier mon Amour de Jérôme, le papa de Nathan qui a été et qui est si... compréhensible, si fort, si tendre, si courageux. Sans son soutien, je ne serai plus là...
Merci mon Amour. Comme tu dis souvent : nous sommes fières d'avoir un fils comme toi. Il est beau, courageux... mais différent et unique !
Merci aussi à ma famille, mes amis, mes collègues pour leur soutien.
La réalisation de ce blog a été pour moi une thérapie.

Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à nous laisser un petit mot dans les commentaires. Je les lis tous à Nathan. Merci.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 11:54

Modifié le dimanche 01 juin 2008 15:00

La TRISOMIE 21

TRISOMIE 21

Définition
La trisomie 21 ou syndrome de Down n'est pas une maladie mais une malformation congénitale. Elle est due à la présence d'un chromosome surnuméraire sur la 21 ème paire de chromosomes c'est à dire qu'au lieu d'avoir au total 46 chromosomes, l'individu trisomique en possède 47. Il n'y a pas de traitements contre cette aberration chromosomique mis à part ceux destinés à prévenir ou à corriger le symptômes.

Les causes :
La cause de cette affection est inconnue.
La méiose pourrait donner à la suite d'une non-disjonction de cause inconnue, deux cellules germinales (ovocytes) : l'une avec 24 chromosomes (deux chromosomes 21 au lieu d'un) et l'une avec 22 chromosomes (aucun chromosome 21).
Si l'ovule avec deux chromosomes 21 est fécondé par un spermatozoïde normal, on aboutit à un embryon porteur de trois chromosomes 21.
Plus la mère est âgée, plus le risque de mauvaise distribution des chromosomes lors de la méiose est grand : 1/100 après 40 ans et 1/46 après 45 ans. Entre 20 et 25 ans, le risque est de 1/1600.
Comme beaucoup plus de mères ont des enfants entre 20 et 25 ans qu'entre 40 et 45 ans, il n'est pas rare de rencontrer des enfants trisomiques de mères jeunes.
Dans 95% des cas, il s'agit d'un chromosome libre, dans 3% des cas, il s'agit d'une translocation, et dans 2% des cas, d'une mosaïque.
Pour toutes les femmes à risque (femme âgée, existence de trisomie dans la famille etc.), l'amniocentèse permet un diagnostic prénatal et la possibilité d'une interruption de grossesse.

Les symptômes :
Le diagnostic n'est pas toujours évident chez le nouveau-né. Il repose sur un ensemble de caractères jamais présents en totalité, mais qui donnent à tous ces nourrissons et ces enfants un " air de famille" :
* Un retard mental de degré variable (QI de 20 à 80 avec une moyenne à 50)
* Un retard psychomoteur : tenue assise vers 1 an, marche vers 2 ans, etc.
* Un caractère doux et affectueux ;
* Une petite taille ;
* Une nuque plate ;
* Un visage plat, rond avec un nez large ;
* Des fentes palpébrales obliques, l'angle externe étant plus haut que l'angle interne ;
* Un épicanthus (petit repli à l'angle interne de l'oeil) ;
* Des petites tâches blanches dans l'iris (Brushfield) ;
* Des petites oreilles peu ourlées ;
* Une petite bouche avec une langue qui a tendance à sortir ;
* Des petites dents d'apparition retardée ;
* Un cou court avec un excès de peau sur la nuque ;
* Une hypotonie musculaire ;
* Un gros ventre avec hernie ombilicale ;
* Un cinquième doigt court ;
* Un pli palmaire unique ;
* Des dermatoglyphes évocateurs (tri-radius en t", etc.) ;
* Un gros orteil très séparé du 2°.

Le développement psychomoteur :
Le développement psychomoteur est globalement ralenti. Les acquisitions sont gênées par l'hypotonie et l'hyperlaxité ligamentaire constantes. Durant les premiers mois de vie, ce sont des bébés affectueux, tranquilles, calmes, pleurant peu et dormant beaucoup. Ils marchent entre 2 et 3 ans et parlent vers 4 à 5 ans.
A partir de 6-7 ans, une instabilité motrice, intellectuelle et affective se fait jour. Ces troubles contrastent avec la phase de passivité qui précédait. L'enfant mongolien est un enfant gai aimant les contacts sociaux, gourmand mais susceptible.
Le retard intellectuel est constant. Les acquisitions pédagogiques se limitent souvent aux rudiments de la lecture et de l'addition. L'enfant trisomique est particulièrement sensible au conditionnement.

Les complications :
Statistiquement, les enfants porteurs d'une trisomie 21 ont une nette tendance aux infections ORL. Les cardiopathies congénitales (canal atrio-ventriculaire, communication interventriculaire etc...), les leucoses aiguës, les infections respiratoires à répétition, les cataractes, les atrésies duodénales, la maladie de Hirschsprung semblent aussi plus fréquentes.

Le traitement :
On conseille l'école maternelle jusqu'à 5 ou 6 ans car l'émulation au milieu des autres enfants est bénéfique. Puis, l'enfant est dirigé vers un Institut Médico-Pédagogique (IMP) puis un Institut médico-Professionnel (IMPro). L'apprentissage manuel est possible.

La naissance d'un enfant trisomique et l'impact chez la mère

Imaginez-vous dans la peau d'une mère qui a désiré son enfant pendant des mois et qui se rend compte que l'enfant qu'elle tient dans ses bras n'est pas celui qu'elle avait imaginé...

Donner naissance à un enfant trisomique demande de faire le deuil de l'enfant qu'on avait imaginé. Personne ne souhaite avoir un enfant atteint d'une déficience. Au contraire, le premier souhait d'une mère est que son bébé soit en santé, qu'il lui ressemble ou qu'il ait les traits de son père. Mais voilà que la vie en a décidé autrement : la mère se retrouve dans une situation à laquelle on ne l'a pas préparée.

Lorsque souffrance rime avec impuissance

Cet état de fait, irrémédiable, engendre plusieurs émotions chez la mère; celles-ci sont vécues différemment selon le bagage personnel de la personne ainsi que le soutien dont elle bénéficie. Dans un premier temps, la mère éprouve une terrible souffrance. Tous les rêves qu'elle a nourris par rapport à son enfant lui semblent maintenant impossibles. C'est comme si une partie de sa vie venait de s'écrouler et qu'elle n'arrivait plus à trouver une bouée à laquelle s'accrocher. La douleur est alors si profonde et si envahissante qu'elle peut même amener la mère à vouloir la mort de l'enfant car sa vie n'est plus que souffrance. Cette pensée, loin de diminuer l'anxiété de la mère, vient alourdir son fardeau : elle ne se sent pas à la hauteur.

Ce sentiment d'impuissance par rapport à ce qui lui arrive la fait douter de ses capacités de mère ET de ses capacités de s'occuper d'un enfant atteint de trisomie 21. Elle se demande comment elle réussira à gérer toutes ces nouvelles responsabilités qui s'annoncent avec la naissance de l'enfant. Souvent, la mère aura tendance à se tourner vers l'avenir et à se demander comment l'enfant sera à l'âge de neuf ans, quelles seront ses difficultés à l'adolescence et à l'âge adulte. Autant de questions qui resteront sans réponse, pour un certain temps du moins, et qui viendront renforcer le sentiment d'impuissance vécu par la mère.

Et la culpabilité?

La culpabilité est une autre émotion vécue par la mère, qui peut se rendre personnellement responsable de la naissance de l'enfant. En effet, la société lui demande de produire un enfant «normal»; donc, si l'enfant est différent, qui en est responsable? On conclut rapidement à la responsabilité de la mère, car c'est elle qui a porté l'enfant, et on oublie tout le poids de la culpabilité qu'on lui impose. Pourtant, c'est cette culpabilité qui pourra engendrer des comportements de surprotection. Il arrivera, par exemple, que la mère se sente tellement responsable de l'état de son enfant qu'elle ne fera confiance à personne d'autre pour en prendre soin.

Est-ce que toutes ces émotions négatives persisteront? Malheureusement, certaines mères ne réussiront pas à s'adapter à la nouvelle réalité. D'autres parviendront à reprendre leur vie en mains et à apprécier cette nouvelle réalité qu'il leur est permis de vivre. Comment? En prenant conscience de leurs émotions et en les partageant avec des personnes significatives pour elles. En nommant leurs émotions, elles seront en mesure de mieux en comprendre l'impact et de lutter consciemment à l'amoindrir.

Elles doivent aussi apprendre à apprécier les moments qu'elles vivent avec leur enfant. Imaginer l'avenir et tous les problèmes éventuels n'est pas d'une très grande utilité. Comme on le dit souvent : «on traversera le pont lorsqu'on y sera rendu». Les mères ne doivent pas non plus laisser tomber les rêves qu'elles avaient avant la naissance de l'enfant. Elles doivent se les réapproprier et apprendre à s'ouvrir à tout ce que l'enfant peut leur apporter de nouveau. Finalement, elles doivent apprendre à faire ce qu'elles font de mieux : être mères.

Étapes de deuil:

- Choc
- Négation
- Culpabilité
- Colère
- Marchandage
- Détachement
- Adaptation

La durée de chacune de ces étapes varie d'une personne à une autre et certaines personnes peuvent s'arrêter à une étape et y rester toute leur vie. On parle alors d'inadaptation.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:07

Sa première année

Sa première année






















Photo prise à la piscine... la veille de découvrir son diabète !



Après être restée 6 mois à la maison, il est temps de reprendre mon travail.
Nous avons donc trouvés Cathy, une assistance maternelle. Etant donné que Nathan est notre enfant unique, c'est super d'aller chez Tata Cathy, retrouver les copains, les copines pour jouer, rigoler...
Nous nous rendons très vite compte que Nathan progresse très vite en la présence d'autres enfants. Il aime beaucoup aller chez sa tata.
En fin d'année 2005, Nathan a 8 mois et nous faisons les démarches pour l'inscrire à la SESSAD (Service d'Education Spécialisée et de Soins A Domicile). Une éducatrice spécialisée vient 2 fois par semaine à domicile pour faire un travail de stimulation, d'éveil...


Le 24 janvier 2006, Nathan est dans un état "comateux". Voilà plusieurs jours que je le trouvait plus calin que d'habitude! Il ne voulait que les bras...Quelque chose me surprend : Nathan régresse : il ne tioent plus sa tête alors qu'il savait le faire. Etrange!! Cathy m'a convaincu, il se passe quelque chose pour Nathan. Il ne fait que dormir, il n'est vraiment pas comme l'habitude.
Il est 13 heures, je commence par appeler mon travail : je n'irais pas travailler aujourd'hui, il est trop mal. Je prend le téléphone et j'appelle un médecin : vu l'heure pas facile. Il s'agit d'une urgence mais pas aussez aux yeux du 15 alors je vais là ou je peux. Entre temps, Jérôme (le papa de Nathan) est venu me rejoindre.
Nous voilà chez un médecin que je ne connais pas, c'est le seul qui pouvait nous prendre à cette heure là! Il nous écoute décrire le comportement de Nathan ces derniers temps : hypothonie, soif intense, fatigue... Et là, nous apprenons qu'il s'agit d'un coma acidocétosique. Le verdict tombe : Nathan est diabétique insulino-dépendant. Une ambulance arrive, route à la Roche sur Yon puis tranfort très rapide vers Nantes. Il est donc hospitalisé pendant 3 semaines (4 jours de réanimation pédiatrique au CHU de Nantes et 3 semaines en pédiatrie). Je dois cesser mon activité professionnelle pour m'occuper de Loulou. Mais qu'avons-nous fait!! Pourquoi lui?? Le diabète mais quelle maladie de m... J'avais entendu parler de cette maladie car un cousin y est malade depuis ses 3 ans sans vraiment connaitre les traitements, les complications...
3 semaines à Nantes... mon Dieu. Il est si faible, si fragile. Il a perdu du poids, est très déshydraté.Pendant cette hospitalisation je vais devoir apprendre les changements de cathéter a faire tous les 3 jours, 6 glycémies par jour en moyenne, repas équilibré... Toujours la peur d'une hypo sévère. Je passe mes journées au près de lui; le soir, je rentre dormir chez ma s½ur. Je me remet juste d'une grave dépression, je me sens encore fragile. Je trouve plus prudent de rentrer chez ma s½ur. J'ai pourtant le sentiment de culpabilité, le faite de le laisser dormir loin de moi. Je dois me reposer pour être bien pour lui... alors il me le pardonne.
Au début que nous sommes rentré à la maison, je mettais mon réveil toutes les 2 heures pour lui contrôler sa glycémie : c'est un truc de fou! Ceci a duré pendant 2 mois. Maintenant, je met mon réveil la nuit uniquement lorsque sa glycémie du soir est basse ou lorsque je sens qu'il n'est pas bien.
La maladie nécessite des soins assez contraignant tous les 3 jours puisqu'il faut lui changer de place son cathéter, remplir le réservoir d'insuline... Les soins ne durent pas longtemps mais c'est très dur quand, avant, la vue d'une aiguille vous effrayait. Il faut croire que l'on s'y fait : ça fait parti de notre quotidien. Il faut espérer que la médecine va vite trouvé le remède!

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:34

Modifié le dimanche 01 juin 2008 15:13

Le DIABETE

LE DIABETE :

Le mot diabète désigne une maladie dans laquelle du sucre (glucose) est présent dans les urines. Ceci est dû à une élévation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Or le sucre est fourni par l'alimentation, soit sous forme de sucre raffiné, soit sous forme de glucides complexes (pain, céréales, pommes de terre ou autres féculents). Entre les repas, l'organisme stocke le sucre absorbé dans le foie et les muscles. La quantité de sucre dans le sang est précisément régulée par différentes hormones, dont la principale est l'insuline, qui permet de stocker le sucre absorbé dans ces deux organes. Chez l'enfant, la survenue d'un diabète est liée à la diminution, voire à l'arrêt, de la sécrétion d'insuline par le pancréas. Ce diabète, dit insulinodépendant (DID), est dû le plus souvent à une maladie auto-immune: le système immunitaire produit anormalement des anticorps contre les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline, entraînant leur destruction. La cause déclenchante de la maladie n'est pas claire : des facteurs génétiques et d'environnement entrent probablement en jeu.

De plus en plus d'enfants touchés:

Entre 1988 et 1997, on a noté une forte augmentation des cas de diabète insulino-dépendant chez l'enfant : 75 % d'augmentation chez les moins de 4 ans et 30 % chez les 4-14 ans. A l'inverse, l'incidence ne semble pas croître chez les 15-19 ans.
Cette évolution n'est pas sans conséquence, elle représente au contraire un défi pour la médecine. En effet, avec un diabète débutant dans l'enfance, la durée de suivi est plus longue et donc le risque de complication est plus important.

Des symptômes au traitement :
Le manque d'insuline va induire une soif intense. L'enfant va boire et uriner beaucoup plus que d'habitude. Il souffre parfois à nouveau d'énurésie alors que la propreté de nuit était acquise. A la découverte de la maladie, les douleurs abdominales sont présentes dans environ un quart des cas (23 %). Les plus grands présentent une grande fatigue et un amaigrissement. Lorsqu'il existe des signes évocateurs chez un enfant ou un adolescent, un dosage du taux de glucose dans le sang suffit en général à confirmer le diagnostic.
En pédiatrie, les insulines sont d'action rapide et intermédiaire, avec en général deux injections par jour. D'injections faciles, elles exigent néanmoins une technique rigoureuse. L'âge auquel l'enfant diabétique peut réaliser les injections lui-même est très variable. Entre 8 et 12 ans, il peut être encouragé à devenir autonome dans la gestion de sa maladie.
D'un point de vue nutritionnel, les apports nécessaires à une croissance et à un développement normaux sont similaires chez l'enfant diabétique et l'enfant bien portant. La régularité des apports alimentaires et la stabilité de la quantité de glucides doivent toutefois être surveillés.
Les activités physiques sont à encourager chez l'enfant diabétique. Toutefois les parents doivent savoir qu'une activité physique intense peut provoquer une acidocétose si l'équilibre glycémique est mauvais.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:38

Modifié le dimanche 01 juin 2008 14:47

La POMPE à INSULINE

La POMPE à INSULINE






La pompe de Nathan Paradigm 512


La pompe à insuline :

Une pompe à insuline permet une administration en continu de l'insuline (débit basal), adaptée aux besoins de l'utilisateur, avec des doses supplémentaires d'insuline (bolus) si nécessaire. Les patients programment la pompe pour administrer le débit basal (quantité d'insuline dont le corps à besoin pour maintenir l'objectif glycémique en dehors des repas) et les bolus en utilisant les touches sur la face avant de la pompe.
Une pompe est plus proche du fonctionnement normal du pancréas, en délivrant de l'insuline de façon continue avec un minimum de variation et de variabilité d'absorption. Ceci permet un meilleur contrôle de la glycémie pour la majorité des patients et une diminution du nombre d'hypoglycémies et hyperglycémies.
Depuis plus de 25 ans, la technologie et le confort des pompes à insuline ont énormément évolué. Les pompes à insuline sont devenues plus petites, très fiables et bien plus faciles à utiliser. Elles peuvent être programmées et utilisées par presque tous les patients.

La surveillance de la glycémie est essentielle pour les personnes utilisant une pompe à insuline. Un minimum de 4 glycémies capillaires par jour est nécessaire afin d'utiliser la pompe d'une façon optimale. Les pompes à insuline ont la taille d'un téléphone mobile.
La plupart du temps, les pompes à insuline utilisent de l'insuline ou analogue ultra rapide. En utilisant tout le temps le même type d'insuline la thérapie par pompe est plus prévisible que la thérapie par injections, qui combine les insulines intérmédiaires et lentes 2.

Une pompe à insuline permet également une plus grande flexibilité dans le dosage de l'insuline délivrée. Avec l'insulinothérapie par pompe les patients peuvent plus facilement s'adapter aux évènements spontanés, tels que les collations, les repas retardés ou avancés, les repas prolongés, le travail en roulement, les heures de travail prolongées, etc. Grâce au débit basal en continu les patients n'ont plus besoin de prendre leurs repas à des heures fixes.

Avec une pompe à insuline, l'insuline est délivrée via un dispositif de perfusion (micro cathéter) , inséré en sous cutané. Le dispositif de perfusion peut rester en place pendant 2 à 3 jours. Les pompes à insuline suppriment le besoin d'injections fréquentes. Les dispositifs de perfusion permettent la déconnexion rapide pour la douche, la natation, les sports de contact, les moments intimes, etc. La première pompe à insuline a été créée il y a plus de 25 ans. Aujourd'hui on compte plus de 12 000 personnes de tout âge, traitées par pompe à insuline externe en France..

# Posté le dimanche 01 juin 2008 13:20

Modifié le mardi 03 juin 2008 15:39